Le quartier de la Madeleine
Imprimer la page
Le toponyme Joigny-la-Ville signale sur le cadastre ancien l’endroit occupé par le Groupe Géographique, tandis que la tradition jovinienne affirme que l’antique Joviniacum était situé un peu à l’est de la ville actuelle. Rien jusque-là n’est venu confirmer cette supposition. Mais dans les années 60, quelques céramiques gallo-romaines témoignant d’un habitat de cette époque ont été retrouvées lors de la construction du lycée.

Au Moyen Age existait à la Madeleine une maladrerie, à l’emplacement de l’actuel centre commercial. Mais l’essentiel de ce quartier hors les murs était, jusqu’au début du siècle, constitué par des terres agricoles et des vignes. En 1950, le faubourg urbanisé s’interrompait après les bâtiments militaires, et au-delà, sur la route de Brion, s’étendaient les champs parfois désignés par des toponymes curieux : le Pied d’Oiseau, les Mignottes, les Tuées, les Ingles, la Nausée, Champ de Puces, les Champs Blancs, la Magdeleine ...

Dans les années 50 est lancée l’idée d’une extension de la ville vers l’est, sur ces terres agricoles. Cette action engagée à l’initiative du maire de l’époque, le général Valet, se poursuit jusqu’à la fin des années 60 sous le mandat de Monsieur Mouza. La réalisation de « l’extension Est » s’est faite dans une période de reprise économique et d’expansion démographique favorable au lancement de vastes projets d’urbanisme. Il est vrai que de 1962 à 1965 la population augmente de 3 000 habitants, faisant franchir à la ville le seuil des 10 000 habitants. Les plus optimistes prévoyaient que Joigny atteindrait les 20 000 habitants en 1980 ! Aussi paraissait-il urgent d’équiper la ville de grands ensembles de logements collectifs, aux lignes sévères, établis sur un parcellaire strict, et dotés des services qui font de l’extension de la Madeleine une véritable ville dans la ville.
L'église Saint-Vincent de Paul

L’église Saint-Vincent de Paul, achevée en 1970 est l’oeuvre de l’architecte jovinien Devertu. De tendance post-corbusienne, cet édifice s’efforce de se conformer, avec des moyens modestes, aux nécessités liturgiques issues du concile Vatican II. Le parti pris est résolument moderne : le béton et une charpente métallique ont été utilisés pour créer une coupole au-dessus de la façade principale et un toit à une seule pente. Les vitraux, sur les façades est et ouest laissent passer la lumière.
1