Le quartier Saint-André
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Dans ce quartier typiquement vigneron, en particulier rue des Moines, certaines maisons gardent encore apparents leurs pans de bois alors que d’autres présentent intacts les caractères des anciennes demeures vigneronnes : entrées de cave, porte de la salle commune ouvrant sur la rue, courette intérieure, porte à deux battants de la vinée-grange qui livrait passage à l'âne, à la charrette et aux engins servant à travailler la terre et entretenir les vignes. Parfois, certains greniers s'aèrent et s'éclairent encore par une lucarne surmontée d'une poulie.

Les petites rues aux pavés inégaux, avec leurs bornes charretières, et l'absence de trottoirs confèrent un charme suranné à ce quartier qui s’organise autour de l’actuelle place de la République. Elles ont pour noms : rue du Cloître, rue des Moines, rue des Religieuses, rue Notre-Dame. Ces toponymes nous rappellent qu’il existait autrefois un prieuré, dont subsiste l’église Saint-André. En effet, le quartier est né autour d’un monastère fondé en 1080. C’est à cette époque que le comte Geoffroy fit venir de La Charité-sur-Loire quelques religieux de l'ordre de Cluny et leur fit construire, hors les murs du château, le prieuré Notre-Dame.

En 1925, le quartier de Saint-André s'érige en Commune Libre. A cette époque, il existait seulement, en France, deux communes libres : Paris-Montmartre et Vierzon. Le premier maire, élu "verre en main", fut Célestin Gaultier.

Le quartier Saint-André a ajouté une nouvelle lettre de noblesse à son histoire, puisque c’est dans l'une de ses rues qu’est né Marcel Aymé.
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>> Marcel Aymé
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