|
|
 |
Le quartier Saint-Thibault |
 |
|
 |
 |
Occupant la partie occidentale de la ville, le quartier Saint-Thibault est celui des artisans, des commerçants et des négociants en vin. Si presque toutes les maisons de ce quartier ont une entrée de cave, plus rares sont celles qui possèdent une vinée. C'est qu'ici on ne produisait pas le vin : on l'entreposait pour sa consommation personnelle d'une part, et pour le vendre, d'autre part. Voilà pourquoi ce quartier est également celui des mariniers et des voituriers d'eau, qui conduisaient les convois de marchandises jusqu'à Paris. Il est significatif que le quartier Saint-Thibault conserve les plus belles caves de la ville. Ces somptueuses constructions voûtées d'ogives ne sont pas dues à de modestes vignerons, mais bien à des commerçants aisés.
|
 |
 |  |
La « Grand-Rue » (actuelle rue Gabriel Cortel), dont la dénomination indique assez qu'elle est une des deux voies principales de la ville, concentre encore aujourd’hui une grande partie des commerces de la vieille ville. C'est là que, jusqu'à la fin du XIX° siècle, se tenait le marché des fruits et légumes. Sa forte pente reflète la configuration étagée de la ville.
Cette rue est bordée par de nombreuses maisons à pans de bois. Certaines du XVI° siècle ont été "refaçadées" au XIX° siècle, et leur structure originelle ne se distingue plus aujourd'hui. Au milieu de la rue, la petite place Gabriel Cortel est une création récente consécutive aux bombardements qu'a subis la ville lors de la dernière guerre. A l'origine, la rue offrait un alignement presque ininterrompu de façades.
Beaucoup de rues portent un toponyme qui peut paraître curieux aujourd’hui (rue du Loquet, place de la Galère, rue Basse Pêcherie, etc.), mais qui est un souvenir des activités qui s’y exerçaient alors. Par exemple, la rue de la Tuerie est appelée ainsi, car les bêtes de boucherie étaient tuées ici au Moyen Age, pour des raisons d’hygiène. La rue était en effet établie sur le tracé des fossés de la première enceinte urbaine, en dehors de la ville.
Au bout de la rue de la Tuerie, à cheval sur la rue Montant-au-Palais, s'élevait la porte aux Poissons, démolie en 1827. C'était une des portes de la première enceinte urbaine. Les jours de marchés, les marchands de poissons y dressaient leur étal. Tout près de là, la petite place des Innocents a été créée en 1830, à la suite de l'effondrement d'une maison d'école. Dans les années 1950, un autre effondrement provoqua l'élargissement de la place du Pilori. Près de celle-ci se dresse l’église Saint-Thibault.
Plus bas, en contrebas de l'église, s'étendait l'ancien cimetière Saint-Thibault supprimé en 1771 et transféré hors les murs, pour des raisons d'hygiène là encore. Jusqu'à cette époque, il était de tradition que les cimetières soient près des églises, en plein cœur des villes. Celui de Saint-Thibault fut transformé en place publique.
La rue Saint-Jacques, qui est une portion de l'ancien grand chemin de Joigny à Sens, est bordée de nombreux hôtels particuliers du XVII° siècle et du XVIII° siècle. Parmi ces demeures, signalons, au n° 31, celle qui fut le siège, au début du XVIII° siècle, d'une association de charité dite des Dames Orphelines.
Au XIII° siècle, période de grand développement pour la ville, les bases d'une administration communale sont jetées. Jusqu'au XVIII° siècle, il n'existait pas d'Hôtel de Ville à proprement parler. Les échevins se réunissaient dans une maison louée. Traditionnellement, la maison au large pignon à pans de bois située à l'angle de la rue Bourg-le-Vicomte et de la rue de la Porte du Bois passe pour avoir été une de ces primitives "maisons de ville". C'est en 1725 que l'Assemblée des habitants décide d'acquérir une maison pour en faire un Hôtel de Ville.
Enfin, personnage important du quartier, sainte Madeleine-Sophie Barat est née en 1769 au n° 11 de la rue Davier. |
 |
| En savoir plus |
 |
>> Sainte Madeleine Sophie Barat
|
 |
|
|
|